Bea Diallo : « Quand le peuple n’est plus content de son dirigeant, il peut l’enlever »

la situation sociopolitique Guinéenne préoccupe Lansana Béa Diallo, champion de boxe. L’actuel député au Parlement Belge d’origine Guinéenne pense que la situation actuelle du pays frôle l’explosion sociale et fait craindre un chaos auquel mèneront, à coup sûr, les divisions ethniques et partisanes.

‘’J’ai proposé un gouvernement d’union nationale, mais ils m’ont envoyé à la mer car ils voulaient tous être présidents. La démocratie, pourtant, ce n’est pas une question d’ethnie ou de personne, c’est une façon de vivre.’’ déclarait le champion de boxe dans les colonnes de Jeune Afrique.

‘’A présent, les tensions sont revenues en Guinée et semblent plus violentes encore que par le passé’’, constate Béa Diallo qui séjourne à Conakry depuis quelques jours.  ‘’Et si demain, les gens décident de protester en masse dans la rue, je crains qu’on aille au-devant de nouveaux massacres de civils, comme celui du 28 septembre 2009’’, soutient l’ancien Boxeur, devenu homme politique.

A travers le Mouvement Guinée Nouvelle (MGN) qu’il a créé, Béa Diallo entend  présenter des propositions de sortie de crise dans le cadre d’une véritable médiation. ‘’Ça sera une sorte de rassemblement de l’opposition et en dialogue constructif avec la mouvance présidentielle pour mettre l’intérêt supérieur du peuple en avant’’, dévoile-t-il.

En attendant la concrétisation de son projet, Béa appelle à un réveil de conscience du peuple. ‘’Il s’agit pour le peuple de se prendre en mains car, en définitive, le pouvoir c’est lui qui le donne ! S’il veut le changer les choses, ça ne dépend que de lui et de son engagement dans une démarche citoyenne’’, explique-t-il, rappelant plus loin : ‘’Un homme politique qui a la chance de devenir président de  la république, c’est parce que le peuple l’a voulu. Quand ce peuple n’est plus content de son dirigeant, il peut l’enlever. Il ne faut pas qu’on vénère les gens qui deviennent des Chefs d’Etat. Ils doivent travailler pour l’intérêt de tous les Guinéens quelque soit leurs origines, leurs appartenances politiques’’.

Le  souhait du député Belge est de mettre, dit-il,  sa notoriété au service de son pays d’origine, la Guinée, en continuant à œuvrer pour l’organisation d’une alternative crédible en vue de dégager des solutions négociées et viables jusqu’aux élections présidentielles de  2015. ‘’On doit se regarder en face et se dire à un moment donné qu’est-ce qui doit changer’’, a indiqué à la presse l’adjoint au maire d’Ixelles, l’une des plus grandes communes de la Belgique.

 

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