États Généraux de la Jeunesse : Ixelles commune jeunes admis ?

Ce mercredi 16 novembre la grisaille s’est arrêtée aux portes du théâtre Marni. À l’intérieur : des rencontres hautes en couleurs ! 
Cette journée était celle de la jeunesse ixelloise, qui nous a livré son point de vue, ou plutôt tous leurs points de vue. Ceux de Julie, Mohamed, Fatouma, Anna, Didi, Antonin… et d’autres Ixellois de 12 à 26 ans.

Pour comprendre d’où naît l’idée de mener à Ixelles des États Généraux de la Jeunesse, il faut remonter quelques mois voire années en arrière.
Un jour, différents acteurs associatifs, administratifs et politiques liés à la jeunesse sur le territoire Ixellois ont fait le pari de changer leur dynamique de travail, de joindre leurs forces en misant sur la confiance, la complémentarité et un objectif commun : soutenir les jeunes Ixellois face aux défis qui se posent à eux.
Depuis qu’ils ont élaboré ensemble la Charte Jeunes Admis, les services communaux et associations (maisons de jeunes, amo…) ont resserré leurs collaborations à travers des initiatives communes telles que le Festival Expressions Urbaines, le Conseil des Jeunes…
Au lieu d’agir pour les jeunes, ils ont souhaité agir avec eux et leur demander directement leur point de vue sur leurs parcours, leurs territoires, leurs aspirations, leurs difficultés ou encore leurs engagements. Hé oui, ce sont eux les experts de leur territoire !
C’est ainsi qu’est née cette idée d’étude-diagnostic, qui a été menée par Abraham Franssen des Facultés universitaires Saint Louis.
Ce 16 novembre, sur fond de musique, de théâtre et d’ateliers participatifs, ce travail a été partagé et discuté entre écoles, associations, habitants, administration et politiques.
Car nous sommes tous concernés par ce que nous révèle la parole de ces jeunes.
Et ce qui frappe d’emblée à la lecture des entretiens avec les jeunes, c’est la pertinence d’un regard et d’une analyse qui dépasse le vécu individuel pour se préoccuper d’espace public et de questions de société avec une grande maturité. On note aussi une grande envie de faire, de se projeter, de travailler, de créer, de se faire sa place dans la société dans un contexte perçu comme instable.

En fait, la lecture de ces réponses tord le cou à pas mal de clichés sur « les jeunes d’aujourd’hui ».
Nos jeunes aiment leur territoire ixellois, ses services, ses associations, son animation, son shopping, ses infrastructures. Leurs amis et leur famille. Ils s’inquiètent de trouver un emploi et de la crise socio-économique.
Vous voulez voir votre commune à travers leur regard ?

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